La loi pour l'initiative économique
2003 a constitué une année charnière pour tous les
entrepreneurs français. La LIE (Loi pour l’initiative économique)
du 1er août 2003 a en effet boosté le nombre de créations.
Rien qu’en 2004, ce ne sont pas moins de 224 000 sociétés
nouvelles qui ont le vu le jour. Retour sur les mesures-phares proposées
par la LIE.
Création
-
Pas de charges sociales la première année : la LIE
permet l’étalement du paiement sur les cinq années
suivant la création d’une société. Les CFE (Centres
de formalités des entreprises) constituent désormais un lieu
unique destiné à faciliter l’enregistrement des entreprises
nouvelles. Vous pouvez obtenir le RCE (Récépissé de
Création d’Entreprise) en 24 heures. Ainsi, sans attendre
l’avènement officiel de votre structure, vous pouvez entamer
certaines démarches (accord de prêt…). Dorénavant,
l’immatriculation peut également se faire sur le Web. Mise
en place du salarié / créateur : pendant un an, le créateur
peut diriger sa société tout en restant salarié chez
son employeur. Création de la SARL (Société à responsabilité limitée) à 1
euro. Le porteur de projet a la possibilité de déterminer
librement le capital social de sa structure et l’adapter ainsi à la
nature de son activité.
-
Les personnes en difficulté sont aidées dans le processus
de création : exonération des cotisations sociales la
première année d’activité (ACCRE), prêt
d’honneur (EDEN)…
Accompagnement
-
Le Cape (Contrat d’appui au projet d’entreprise) renforce
le rôle des couveuses d’entreprise. Le créateur a ainsi
la possibilité de bénéficier de l’accompagnement
et de l’expérience d’une société (savoir-faire,
gestion de la paie…).
Financement
-
La personne investissant dans le capital social
d’une PME (Petites
et Moyennes Entreprises) prétend à une réduction d’impôt
allant jusqu’à 10 000 euros par an.
Développement
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Allégement des charges sociales patronales. Le responsable actionnaire
d’une société qui constitue son outil de travail n’est
pas imposé à l’ISF (Impôt sur la fortune) pour
les actions qu’il possède (si elles représentent 50
% de son patrimoine personnel ou plus de 25 % du capital de l’entreprise).L’imposition à l’ISF
des actions d’un pacte d’actionnaires supérieur au tiers
du capital d’une entreprise non cotée, comportant un engagement
collectif de conservation des titres d’au moins 6 ans, bénéficie
d’un abattement de 50 %.
-
Les titres reçus en contrepartie de la souscription au capital
d’une PME sont exonérés d’ISF.
Protection
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Le responsable d’une entreprise individuelle peut protéger
sa résidence principale en la séparant de manière
claire du patrimoine de la société.
Transmission
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Celui qui transmet son entreprise à un de ses
salariés est totalement exonéré d’impôt
sur les donations (sous réserve que le fonds de commerce ou la
clientèle aient une valeur inférieure à 300 000
euros).
-
Le porteur empruntant dans l’optique d’une
reprise prétend désormais à une réduction
d’impôt sur le revenu (jusqu’à 5 000 euros
par an).
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